Tour de France - Municipales 2014

Le tour de France de la Souris Verte : Asnières sur Seine

Dans le cadre de son tour de France, la rédac de la souris verte remonte en région parisienne s’arrête aujourd’hui à Asnières sur Seine pour interviewer Axel Allain.

Rédac SV : Salut Axel, ça va ? Qui es-tu ?

Salut la Souris Verte ! J’ai 25 ans, je viens d’être diplômé en Ressources Humaines, j’habite à Asnières depuis plus de 10 ans. Profondément progressiste, européen et écologiste, je me suis engagé chez Europe Ecologie au lendemain des élections européennes de 2009 et chez les Jeunes Ecologistes en 2011.

Rédac SV : Tu es donc engagé à Asnières dans la politique de ta ville. Quel est ton ressenti ? Quels sont les enjeux à Asnières ?

Pour te remettre un peu dans le contexte, Asnières-sur-Seine est une ville située en banlieue parisienne de près de 85 000 habitants. De plus en plus, nous observons une évolution de sa population notamment avec l’arrivée de jeunes couples avec enfants fuyant des prix du m² trop élevés sur Paris et cherchant à garder une bonne qualité de vie. En outre, pendant longtemps la ville a été « divisée » en deux parties avec les quartiers populaires d’un côté et des quartiers bien plus aisés de l’autre.

Politiquement, Asnières a été une ville dirigée par la droite pendant près de 50 ans et durant les 15 dernières années l’ancien maire a fait passer la dette de la ville de 25 millions d’euros en 1995 à 182 millions d’euros en 2008 ! Soit un endettement moyen de plus de 10 millions par an, t’imagine la belle vie !? Et comme si ça ne suffisait pas, cet endettement a été contracté sur des emprunts dits toxiques à taux variables basés sur l’évolution des taux de change de monnaies tel que le Yen ou le Franc Suisse…

Par ailleurs, plusieurs élus de l’époque dont le maire UMP, ont été condamnés à des peines d’inéligibilité pour des affaires de favoritisme dans l’attribution de marché public par exemple. Pour eux qui avaient promis de faire de la ville « un laboratoire du Sarkozysme », on a vu ce que ça a donné !

En 2008, la ville a basculé dans le camp progressiste grâce à une large coalition composée du PS, d’EELV, du Modem et de personnalités de la société civile. Depuis, cette fameuse dette a été maitrisée malgré la crise, mais le mieux, c’est que la ville n’a pas cessé d’investir dans de nouveaux équipements, des quartiers « oubliés » ont été rénovés, plus de 300 places en crèche ont été créées…

Lors de ces élections municipales de 2014, forts du soutien et de la confiance des asniérois, nous proposons une liste renouvelée et expérimentée composée d’une grande coalition des forces progressistes (PS, EELV, MRC, PRG) pour poursuivre et approfondir les travaux engagés depuis 6 ans. Il est temps pour Asnières de définitivement tourner la page sur des années d’affairismes !

Rédac SV : Pourquoi tu as choisi de t’investir dans la politique de ta ville en tant que colistier de Sébastien Pietrasanta, candidat progressiste à Asnières ?

Cela fait plus de 10 ans que j’habite à Asnières et j’étais particulièrement fatigué que la ville fasse parler d’elle dans les journaux à cause des affaires judiciaires de l’ancien maire.  Lors du basculement en 2008, j’ai observé avec beaucoup d’attention les actions menée par la nouvelle équipe notamment dans l’instauration d’une atmosphère politique et démocratique plus saine à Asnières. Beaucoup d’efforts ont été fait, en instituant par exemple la transparence des attributions des logements sociaux ou des places en crèche ou bien en affichant la répartition de sa réserve parlementaire. Ces pratiques éthiques sont particulièrement importantes pour les écologistes !

A cela s’ajoute plusieurs éléments comme l’instauration d’un dialogue apaisé avec les asniérois afin de toujours mieux répondre aux préoccupations des habitants, une répartition plus juste des ressources de la municipalité dans tous les quartiers et enfin le début d’une prise en compte des questions environnementales par la ville.

Rédac SV : Et alors, comment se passe cette campagne aujourd’hui ?

Pour l’instant très bien, les asniérois sont reconnaissants du travail effectué par la mairie ces dernières années. Le bilan est bon, cette campagne est aussi l’occasion d’en parler bien plus avec les habitants, notamment lors de porte-à-porte quasi quotidiens.

Je suis aussi particulièrement fier de l’un des documents que l’on a sorti pour cette campagne, il s’agit d’une bande dessinée sur l’histoire politique de la ville (que tu peux trouver en ligne ici : http://issuu.com/pietrasantasebastien/docs/doc_sp_bd__3_) C’est innovant, ça permet de relâcher un peu la tension dans cette campagne particulièrement tendue, en outre des habitants de toutes couleurs politiques confondus l’ont trouvé plutôt marrante. Et mise à part la cape rouge du maire et la forme « gollumnesque » de la dette, le reste est assez proche de la réalité.

Rédac SV : Est-ce qu’il existe un projet intéressant, qui te tient à cœur qui a été mené durant le dernier mandat ?

L’un des éléments qui me tient le plus à cœur est la mise en place d’un Agenda 21 créé en concertation avec les habitants. C’était la première fois qu’à Asnières on engageait un vrai débat sur les questions environnementales de la ville. Au final, ce sont 169 mesures qui ont été prises et qui touchent plusieurs secteurs comme le logement, la petite enfance etc. et pas seulement les petites fleurs et le recyclage. Concrètement, tu as aujourd’hui des enfants des deux écoles primaires qui apprennent au quotidien à faire attention aux dépenses électriques notamment grâce à l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments et grâce à des ateliers ludiques. C’est l’application concrète de la maxime « Penser global, agir local ».

Je pourrais aussi te parler de l’implantation de jardins partagés dans les quartiers, du bio à la cantine, de l’installation de ruches aux quatre coins de la ville, mais ça serait un peu trop long pour ton interview.

 Rédac SV : Et quels projets es tu fier de proposer aux asniérois pour le prochain mandat ?

On a un projet d’implantation d’une pépinière d’entreprises sur Asnières, dans laquelle on essayera d’aider au développement d’entreprises du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire et du secteur privé. Et si ça marche bien, on pourra même réfléchir à l’enrichissement de cet endroit en mettant en place des espaces de coworking pour faciliter les échanges entre les différentes entreprises et pour créer du lien. A terme, pourquoi pas même imaginer l’implantation d’un Fab Lab afin de pleinement stimuler l’imagination et la créativité entrepreneuriale de chacun !

Enfin bref, ce projet me semble n’être que le début de quelque chose qui pourrait devenir vraiment sympa !

L’un des autres projets est plus global et concerne les questions énergétiques. Durant ce mandat, on compte vraiment réduire la consommation en énergies fossile de la ville, notamment grâce à la rénovation des bâtiments et à l’optimisation des dépenses actuelles entre autres. Nous les écologistes, nous serons particulièrement attentifs à l’avancement de ces projets.

La Souris Verte

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